LE GRAND DEBAT AFRICAIN,

L’émancipation de la femme : la base des problèmes économiques de l’occident

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Un débat proposé par Maxime KAMGA FEUMETIO

Il faut bien constater que malgré l’exploitation de nos richesses naturelles par les occidentaux et la répartition discutable des ressources restantes par nos dirigeants, l’Afrique n’a pas les pieds enfoncés dans la crise mondiale au même niveau que l’occident. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut s’en réjouir puisque l’Afrique tend à s’enfoncer de la même façon. Elle est piégée depuis sa cellule familiale par les mêmes  maux qui ont entrainé l’occident dans ce gouffre sans fin.

 

Qu’est ce qui s’est passé en réalité, nous n’allons pas jouer avec les mots et cacher la vérité comme le font nos confrères occidentaux ou s’amusent à le faire pour minimiser la situation.

En effet tout commence au moment des guerres mondiales, les femmes quittent le foyer et les cuisines pour travailler dans les usines de production d’armes et de munitions et autres…Pendant que les hommes vont au front. C’était tout à fait normal. Le contexte s’y prêtait. Il était primordial de ravitailler les soldats et comme c’était le boulot des hommes d’aller se battre, une fois partis, les femmes ont pris le relais.

Mais après la guerre, il s’est donc posé un problème. La femme s’étant rendue compte de sa valeur et de sa capacité à produire comme un homme, a cru bon de réclamer son égalité à l’homme. Il est donc né le phénomène d’émancipation de la femme. C’est à ce moment que les bases de la destruction de la société occidentale se posaient sans que personne ne s’en rende compte.

On a libéré la femme. On lui a donné le statut d’un homme. Elle a quitté le foyer et la cuisine. Elle travaille comme un homme. Elle a les mêmes droits. On parle de la masculinisation de la féminité.Et du coup naît aussi la féminisation de la masculinité. Les psychologues parle à cette époque de la "masculinisation des parcours féminins" et d’une "féminisation des parcours masculins »Un gros bouleversement des mœurs dont personne ne pouvait se douter de l’impact des années plus tard.

 

L’impact plus tard de ce phénomène d’émancipation de la femme, c’est la crise économique en occident. On assiste à la montée vertigineuse des phénomènes tels que le banditisme des jeunes, l’homosexualité pour ne citer que les plus visibles.

 

L’Origine de la crise économique, c’est d’abord la baisse du taux de natalité. Parce qu’elles sont devenues émancipées, les femmes ont arrêté de faire des enfants au détriment de leur carrière. Donc la femme modèle, c’est celle qui réussit à se hisser. C’est celle qui devient cadre d’entreprise, Directrice Générale, actrice etc. Du coup, la femme se concentre plus sur sa carrière que sur l’importance de fonder un foyer et faire des enfants. Dans ce jeu dénué de tout sens, elles sont nombreuses qui se retrouvent à 35 voire 40 ans sans un mari ou sans un partenaire. Elles se rendent donc compte de la limite de cette égalité et de cette émancipation qu’elles recherchent tant. Contrairement aux hommes, les organes de reproduction d’une femme commencent à décliner dans les 40 voire 45 ans. C’est la ménopause. Elle ne peut plus faire d’enfants. Donc lorsqu’elle se réveille à 40 ans, parfois elle passe par des inséminations artificielles et quand elle réussit à avoir un enfant. Elle ne peut élever cet enfant. Du moment où son travail ne lui donne pas le temps de rester au foyer.

C’est à ce niveau que se pose le deuxième problème économique. Non seulement, les femmes font de moins en moins d’enfants, mais quand elles arrivent à en faire, elles n’ont pas le temps de s’en occuper. La charge est laissée à la nounou qui, elle  aussi, a des enfants. Du coup, elle vient juste pointer ses heures de travail. L’enfant grandit donc au bas de l’escalier ou dans la rue, à la recherche d’un modèle. Résultats des courses : la jeunesse est plongée dans les relations précoces, la drogue, le grand banditisme et surtout l’homosexualité.

 

L’impact de tous ces bouleversements au plan sociétal sur leurs économies est simple à expliquer. Les familles faisant de moins en moins d’enfants, on a plus de vieux généralement constitués de ceux qui ont fait la guerre mondiale et qui vont en retraite. La structure économique est conçue en occident de telle sorte que ce sont les jeunes en activité qui financent la retraite des vieux et le reste d’argent est consacré au développement économique et à la croissance.

 

Face à une montée en flèche des vieux inactifs et d’une proportion de jeunes en activité très faibles, la balance économique – quoiqu’on veuille nous expliquer – est déficitaire au fil des années. La production faible des jeunes ne pouvant satisfaire la forte demande des vieux en retraite, il n y a pas suffisamment de quoi entretenir les vieux pour qu’il en reste pour financer la croissance économique. La Grèce s’enfonce, l’Italie…les autres pays suivront…

Il y a des images qui ne trompent plus les voyageurs. Vous rencontrerez des vieux de 75 ans conducteur de taxi en occident parce qu’ils ne peuvent tout arrêter et aller attendre dans les maisons de retraite. Contrairement en Afrique où les jeunes prennent en charge leurs parents devenus vieux, en occident, c’est tout le contraire. Le vieux va à la maison de retraite et touche ses allocations. Les jeunes ne s’en occupent pas, fussent-ils des enfants naturels. Mais en réalité, c’est un retour du bâton. Combien de ces vieux se sont personnellement occupés de leurs enfants devenus aujourd’hui adultes ? Ils étaient occupés à travailler et à payer les factures. La chaleur et l’amour familiale entre les parents et les enfants a foutu le camp. L’impact de ce phénomène social a des répercutions jusque dans les fondamentaux de leurs économies. La politique social du chacun pour soi du capitalisme n’a pas fait le poids sur la politique social de solidarité africaine, voilà à quel niveau nous avons été sauvés.

Mais pour combien de temps le resterons nous ? Voilà la vraie interrogation que je voudrais soulever dans cet article. Puisque nos familles africaines tendent progressivement à s’occidentaliser. Nos filles ne veulent plus se marier et faire des enfants. Elles veulent aller pendant longtemps à l’école et trouver un travail. Il va falloir que nous nous arrêtions un instant pour trouver le juste-milieu. La façon dont nous devons prendre notre avenir en main tout en prenant ce qui est positif dans la société occidentale.

 

L’article qui suit vise à éclairer votre lanterne sur les mots des générations. Cet article vous permettra de donner votre avis sur ce

 

 GRAND DEBAT SUR L’AVENIR DE NOS SOCIETES AFRICAINES FACE A LA DECADENCE DES SOCIETES OCCIDENTALES PRISE COMME MODELES

 

 

 

 

 

 

 

ENCADRE

 

Les mots des générations

De notre Confrère Thierry Pech

Alternatives Economiques Hors-série n° 085  

 

DEFINITIONS IMPORTANTES ET PRESENTATION DE LA SITUATION

UNE GENERATION

La notion de génération peut s'entendre de quatre manières: familiale, démographique, sociale et politique (ou historique). Du point de vue familial, la génération permet de situer les individus dans une lignée par rapport à leurs parents, leurs enfants ou leurs collatéraux. Du point de vue démographique, une génération désigne un ensemble d'individus nés au même moment (soit la même année, soit dans le même espace de temps) et qui auront donc le même âge tout au long de leur vie; on parle aussi de cohorte dans ce sens. Ainsi, en 2010, la génération des 50-55 ans est composée des cohortes nées entre 1955 et 1960.

Du point de vue politique (ou historique), la génération renvoie à un groupe d'individus sensiblement du même âge qui, par leurs mobilisations, leur expérience collective face à des événements particuliers ou encore leurs conflits avec d'autres générations, fabriquent une identité collective: on parle, dans ce sens, de la génération de la guerre d'Algérie ou encore de la génération 68.

Le fait d'être confronté aux mêmes événements au même âge ne suffit certes pas à constituer un groupe homogène, mais favorise des "cristallisations générationnelles", comme l'a montré le sociologue allemand Karl Mannheim (1926). Les hommes qui ont eu 20 ans au moment de la Première Guerre mondiale adhérèrent souvent à une mission patriotique ou, au contraire, à la dénonciation de la guerre. Certains ont rejoint par la suite des ligues d'anciens combattants ou des mouvements pacifistes ou internationalistes. Toujours est-il qu'ils partageaient une expérience commune à l'occasion de laquelle s'étaient fixés leurs attitudes idéologiques, leurs orientations culturelles et leurs antagonismes.

Enfin, comme phénomène social, la génération combine les éléments des deux dernières définitions: elle désigne un groupe d'individus définis par l'âge (définition démographique) et caractérisés par une expérience historique commune (définition politique ou historique). Mais l'étude sociale des générations se demande surtout si ces groupes d'âge ont d'autres caractéristiques communes (revenus, patrimoine, activité professionnelle, niveau de formation, logement, exposition à certains risques…). Une génération peut en effet être soit très hétérogène (si elle abrite d'importantes inégalités sociales entre les plus modestes et les plus favorisés), soit assez homogène (si les inégalités à l'intérieur du groupe d'âge sont notoirement inférieures aux inégalités entre groupes d'âge différents).

C'est aussi sous cet angle qu'on parle souvent de "génération perdue" ou "sacrifiée": par exemple les cohortes nées au début des années 1910 qui connurent un nombre d'orphelins record, qui eurent 20 ans en pleine crise économique et qui fêtèrent leurs 30 ans au moment où éclatait la Seconde Guerre mondiale. Inversement, on parle de "génération dorée", voire "bénie", pour caractériser la situation de cohortes plus favorisées par l'histoire, comme les générations du baby-boom.

 

LE CYCLE DE VIE

Il désigne la succession des différentes étapes de la vie humaine: enfance, jeunesse, âge adulte, vieillesse… Il est d'abord déterminé par la biologie et par les stades du développement et de la dégradation physiques. Mais il l'est aussi par des conventions sociales et des mécanismes économiques.

Pour les économistes, la "théorie du cycle de vie" (Modigliani, 1963) décrit les stratégies des individus pour organiser leurs ressources tout au long de leur existence: selon cette théorie, la jeunesse et l'installation dans la vie appellent une dépense et des investissements importants, alors que, dans la maturité, les individus sont incités à épargner en prévision de leurs vieux jours et de l'affaiblissement de leur productivité. Cette approche suppose un esprit de prévoyance et un calcul d'intérêt à long terme dont l'expérience sociale ne porte pas toujours témoignage. En outre, elle est surtout adaptée à des pays où le financement des retraites repose sur les revenus d'une épargne individuelle (retraite par capitalisation) et beaucoup moins dans les pays où ce sont les générations en emploi qui financent les pensions des retraités (retraite par répartition), comme la France.

Le cycle de vie est également déterminé socialement: les étapes de la vie ne sont pas seulement conditionnées par le besoin de ressources, mais aussi par des statuts d'âge institués collectivement et ayant chacun sa spécialisation: à la jeunesse l'apprentissage, à l'âge adulte la production et les positions de pouvoir, etc. Ces frontières peuvent se doubler d'une séparation des sexes: longtemps, le cycle de vie des femmes différait de celui des hommes. L'âge adulte féminin était en particulier destiné à la prise en charge des tâches domestiques et de l'éducation des enfants.

Il n'en est plus de même aujourd'hui. Non seulement les femmes, en entrant massivement sur le marché du travail, se sont rapprochées des trajectoires masculines - le sociologue danois Gøsta Esping-Andersen parle de "masculinisation des parcours féminins" et appelle de ses voeux une "féminisation des parcours masculins", notamment par le partage des tâches domestiques -, mais les seuils qui délimitaient les différents âges de la vie se sont progressivement brouillés. La transition entre jeunesse et âge adulte est plus longue et marquée par des épreuves d'insertion plus difficiles. Le passage de l'activité à la vieillesse est lui-même plus complexe, les salariés âgés se trouvant souvent en difficulté sur le marché du travail et les "jeunes retraités" se sentant souvent encore capables d'activité. Tout se passe comme si nos sociétés n'avaient pas encore pris acte de la nécessité de redéfinir les "réglages" du cycle de vie et les solidarités qui lui sont associées.

Le vieillissement démographique

Il désigne le fait que, dans la plupart des sociétés développées et au-delà, l'âge moyen de la population tend à s'élever. Les causes de ce phénomène résident dans la combinaison de deux facteurs: la baisse de la natalité et l'augmentation de la durée moyenne de la vie (longévité).

Les sociétés européennes sont dans ce cas. La natalité y a particulièrement baissé, passant le plus souvent sous le seuil de renouvellement de la population (2,1 enfants par femme). L'espérance de vie y a progressé de manière exceptionnelle depuis quarante ans. Enfin, les générations nombreuses issues du baby-boom, celles qui sont nées entre les années d'après-guerre et le début des années 1970, commencent à arriver à l'âge de la retraite.

Ce phénomène est cependant d'une intensité variable d'un pays à l'autre. La France, par exemple, a conservé un taux de natalité relativement élevé par rapport à la plupart de ses voisins. Par ailleurs, l'immigration de populations jeunes peut ralentir le rythme du vieillissement démographique. Ces variations ne remettent cependant pas en cause le processus lui-même: l'Europe vieillit. Ce qui entraîne une modification du poids relatif des classes d'âge dans la population globale: la part des moins de 20 ans décroît tandis que celle des plus de 60 ans augmente.

Cette transformation de la structure d'âge de la population peut affecter les relations entre les générations, voire attiser des conflits entre elles. Certains sociologues, comme l'Américaine Theda Skocpol, n'hésitent pas à parler de "grey power" pour désigner le pouvoir à ses yeux grandissant des plus âgés. Selon elle, les transferts ascendants (d'une génération plus jeune à une jeune génération plus âgée) seraient sur le point de dépasser les transferts descendants (l'inverse) aux Etats-Unis. Cette position est discutable et discutée.

 

LA JEUNESSE

La jeunesse - comme la vieillesse - est difficile à définir. La statistique publique en témoigne: elle renvoie tantôt à une classe d'âge située entre 15 et 25 ans, tantôt au groupe des 15-30 ans. De fait, s'il y a peu de doutes sur le moment où elle commence, sa frontière finale reste incertaine.

La jeunesse a une histoire. Dans les sociétés traditionnelles, elle n'a guère de place. L'entrée dans l'âge adulte n'implique pas de phase plus ou moins longue de préparation: elle se fait dès l'adolescence, le plus souvent au moyen de simples rituels d'initiation. Les sociétés développées, au contraire, ménagent un temps d'apprentissage entre enfance et âge adulte. Ce temps échappe en grande partie au contrôle de la famille et se réalise souvent dans le cadre de l'école. Pendant cette période, l'individu doit se construire: poursuivre des études, faire ses expériences à la fois relationnelles, affectives et bientôt professionnelles. L'idée même de la jeunesse comme phase d'apprentissage caractérise des sociétés où l'individu n'est pas enveloppé par la tradition, mais considéré - en théorie du moins - comme maître de son destin.

Toutefois, ce temps d'apprentissage n'a pas toujours été aussi long qu'aujourd'hui. Dans les années 1940-1950, il se confond encore en grande partie avec l'adolescence. Quand le sociologue américain Talcott Parsons parle de la "culture jeune", en 1942, il vise un âge qui commence à la sortie de l'enfance, au moment de la puberté. Il serait difficile de définir la jeunesse de cette manière aujourd'hui. Si l'idée d'apprentissage reste dominante, le terme de cette période de la vie a été nettement repoussé dans le temps. Les seuils qui marquaient la fin de la jeunesse (premier emploi, départ du foyer familial, mise en couple et premier enfant) se sont considérablement espacés: en France, par exemple, il s'écoule en moyenne neuf ans entre l'accès au premier emploi et le premier enfant. Par ailleurs, les rôles masculin et féminin ne sont plus aussi tranchés: garçons et filles se préparent à des trajectoires de vie beaucoup plus comparables que par le passé.

Désormais, la jeunesse désigne une période de la vie où l'on est de plus en plus indépendant sans être parfaitement autonome, de plus en plus responsable sans avoir de charge particulière. Elle dure plus longtemps. Trop longtemps? Si, pour le plus grand nombre, l'accès à l'autonomie complète et à la stabilité sociale n'est pas compromis, les parcours d'insertion des jeunes dans la vie active et dans le monde adulte sont beaucoup plus chaotiques. Du coup, ils diffusent dans les nouvelles générations une indéniable anxiété.

 

LA VIEILLESSE

Contrairement à la jeunesse, l'énigme de la vieillesse n'est pas de savoir quand elle finit, mais quand elle commence. Autrefois, l'âge du départ à la retraite coïncidait avec l'apparition des premiers handicaps physiques. Il n'en va plus de même aujourd'hui: on vit plus longtemps et plus longtemps en bonne santé. En même temps, les seniors affrontent d'importantes difficultés sur le marché du travail. De sorte que la période qui court de 55 à 65 ans est aujourd'hui caractérisée par de douloureux paradoxes: les individus sont souvent considérés comme trop vieux par les entreprises alors que, dans leur majorité, ils ne sont pas encore atteints par les handicaps de la vieillesse. Pour caractériser cette situation, les sociologues parlent d'une désynchronisation du temps social et du temps subjectif.

Mais rien n'oblige à se laisser enfermer dans une logique productiviste (typique des sociétés industrielles traditionnelles) où cette frontière d'âge serait uniquement déterminée par la productivité des individus et leur situation sur le marché du travail. La retraite peut d'ores et déjà abriter diverses formes d'activité.

Si l'on s'en tient au critère qui prévaut pour définir le passage de la jeunesse à l'adulte - à savoir l'accès à l'autonomie -, il convient alors de faire commencer la vieillesse au moment où cette capacité d'autonomie s'érode vraiment et où les individus entrent à nouveau dans la dépendance d'autrui, y compris dans leur vie quotidienne. L'entrée dans la vieillesse se définirait alors par l'apparition des premiers handicaps physiques. Autrement dit, elle ne commence véritablement que chez les septuagénaires, voire un peu plus tard.